Dimanche 15 octobre 2006
7
15
/10
/2006
10:02
"On n'entre pas dans une maison sans parler au portier... Eh bien la Sainte Vierge c'est la portière du Ciel!". St Jean Marie Vianney.
"'Heureuse celle qui a cru' : dans le mystère de l'Incarnation, Marie a aussi anticipé la foi eucharistique de l'Eglise. Lorsque, au moment de la Visitation, elle porte en son sein le Verbe fait chair, elle devient, en quelque sorte, un "tabernacle" - le premier "tabernacle" de l'histoire - dans lequel le Fils de Dieu, encore invisible aux yeux des hommes, se présente à l'adoration d'Elisabeth, 'irradiant' quasi sa lumière à travers les yeux et la voix de Marie. Et le regard extasié de Marie, contemplant le visage du Christ qui vient de naître et le serrant dans ses bras, n'est-il pas le modèle d'amour inégalable qui doit inspirer chacune de nos communions eucharistiques?" Jean-Paul II, Ecclesia de Eucharistia, 55.
Par un veilleur
-
Publié dans : eucharistie
0
-
Partager
Mercredi 31 octobre 2007
3
31
/10
/2007
09:58
Je suis né le 6 août 1868... A dix-huit ans, je croyais ce que croyaient la plupart des gens dits cultivés de ce temps... Tout cela me semblait d'ailleurs fort triste et fort ennuyeux... Je
vivais d'ailleurs dans l'immoralité et peu à peu, je tombai dans un état de désespoir... J'avais complètement oublié la religion et j'étais à son égard d'une ignorance de sauvage...
Tel était le malheureux enfant qui, le 2 décembre 1886, se rendit à Notre-Dame de Paris... Il me semblait que dans les cérémonies catholiques je trouverai un excitant approprié et la matière de
quelques exercices décadents. C'est dans ces dispositions que, coudoyé et bousculé par la foule, j'assistai, avec un plaisir médiocre, à la grande messe...
J'étais moi-même debout dans la foule, près du second pilier à l'entrée du choeur, à droite, du côté de la sacristie. Et c'est alors, que se produisit l'évènement qui domine toute ma vie. En un
instant, mon coeur fut touché et je crus. Je crus, d'une telle force d'adhésion, d'un tel soulèvement de tout mon être, d'une conviction si puissante, d'une telle certitude ne laissant place à
aucune espèce de doute que, depuis, tous les livres, tous les raisonnements, tous les hasards d'une vie agitée n'ont pu ébranler ma foi, ni à vrai dire, la toucher...
Paul Claudel
Par un veilleur
-
Publié dans : eucharistie
0
Partager