Lundi 4 décembre 2006
1
04
/12
/Déc
/2006
22:24
L'Eglise n'aime pas la sexualité?
En effet, il n'est pas rare d'entendre, notamment dans le monde médiatique, que l'Eglise n'apprécie pas la dimension sexuelle de l'homme... Et pour preuve on nous cite toutes les exigences qu'elle énumère en ce domaine. Oui mais le problème est que cela est précisément la preuve du contraire! Si l'Eglise nous donne des points de repère en matière sexuelle, ce n'est pas parce qu'elle méprise cette dimension mais parce qu'elle la prend au sérieux. Plus encore, c'est parce qu'elle pense qu'il s'agit là de quelque chose de très beau qu'elle nous redit que l'on ne peut en faire n'importe quoi!
L'Eglise pose-t-elle des exigences en trop ?
On raconte qu'une fois un couple invité à saluer Jean-Paul II à l'issue d'une réunion, ne put s'empêcher de lui dire : "Très Saint-Père, c'est quand même dur ce que vous nous demandez !" Et le pape de leur répondre avec à la fois cette grande douceur et cette exigence dans le regard : "l'Eglise n'ajoute aucune exigence sur les exigences de l'amour authentique".
Peut-on vraiment y arriver ?
Il est vrai, et surtout dans le contexte où nous vivons, que vivre ce que l'Eglise, mais on pourrait dire aussi, ce que notre dignité de personne nous invite à vivre en matière d'amour, est loin d'être évident... Pour autant, nous ne sommes pas seuls. Et ce n'est pas sur la seule force de nos petits bras musclés que nous comptons (nous savons par expérience combien ils se fatiguent vite!) mais nous nous appuyons aussi et d'abord sur la grâce de Dieu. Concrètement cela suppose de prier, mais aussi de communier et de recevoir le sacrement du Pardon. Si nous ne nous donnons pas les moyens adéquats... il ne faut pas s'étonner de passer à côté de l'objectif.
L'Eglise est notre Mère....
Et c'est comme une mère, attentive et pleine de miséricorde aussi, qu'elle regarde ses enfants. Quand elle rappelle les exigences que nous sommes appelés à vivre, ce n'est pas d'abord pour nous juger... mais bien plutôt pour nous conduire sur ce chemin de l'amour véritable... qui est aussi celui du bonheur. Car c'est bien ce que souhaite le Seigneur : nous voir pleinement heureux! Or ce bonheur ne s'acquiert pas en nous rendant esclaves de nos passions les plus basses... Au fond, si chacun creuse dans son être, si nous portons un regard pénétrant en nous-mêmes, ce n'est pas de médiocrité dont nous avons soif mais bien de choses grandioses, exigeantes et vraies. Le dégriffé n'attire pas ou du moins il n'attire qu'un temps.... Et il faut savoir qu'il n'est jamais trop tard! Comme disait le Curé d'Ars : "les saints n'ont pas tous bien commencés mais ils ont tous bien finis!". A toi aussi cher(e) ami(e) le Seigneur te fait aujourd'hui cette invitation d'aimer et d'aimer toujours mieux et davantage. On ne dit pas que cela est facile, mais on peut dire avec assurance qu'avec l'aide, avec la grâce de Dieu, c'est possible!